Hong-Kong, port d’attache des banques suisses

Hong Kong n’est pas qu’une simple région chinoise. Son histoire et son actualité en font une région internationale multiculturelle. Ce n’est pas pour rien si Hong Kong bénéficie du statut de région administrative spéciale lui conférant une certaine autonomie administrative par rapport à l’état chinois.

Parmi les nombreux étrangers et entreprises étrangères basés dans l’ancienne colonie britannique, on y retrouve de nombreuses banques suisses. Beaucoup d’entre elles sont spécialisées dans la gestion de fortune.

Le carrefour de la gestion de fortune en Asie de l’Est

La Chine compte de plus en plus de millionnaires et pour gérer leur fortune, ces millionnaires peuvent s’appuyer sur un système bancaire parmi ce qui se fait de mieux dans le monde : les banques suisses. Elles sont très nombreuses à Hong Kong. La région est même devenue le premier carrefour d’Asie de l’Est pour la gestion de fortune. Au total, la ville-région regroupe plus de 800 milliards de dollars gérés par près de 2 500 gestionnaires de fortune.

La banque UBS est la plus active à Hong Kong. Ainsi, sur les 373 milliards de francs suisses gérés par ses établissements dans la région Asie-Pacifique, plus de la moitié sont gérés depuis Hong Kong.

Mais ce n’est pas la seule banque suisse présente sur ce territoire. On retrouve d’autres grands noms, dont le Crédit Suisse qui gère 197 milliards de francs à Hong Kong et emploie plus de 590 personnes. La banque Julius Baer regroupe plus de 500 employés à Hong Kong. On peut également citer EFG, UBP, J. Safra Sarasin ou la Banque cantonale genevoise.

Quel est le profil du client hongkongais ?

Ces banques ne s’occupent pas vraiment du chinois de classe moyenne. En effet, le profil type du client géré par ces grandes banques suisses est un entrepreneur souvent chinois, hongkongais ou taïwanais.

Il est souvent jeune et il a généralement construit lui-même sa fortune lors de ces vingt dernières années en profitant notamment de l’explosion de l’économie chinoise, même si on trouve également des clients de deuxième génération. En moyenne, le client type possède environ 10 millions de dollars d’avoirs dans ces banques.